5. L’église Saint Joseph

Entrez dans l’église saint Joseph, inspirez vous de ses vitraux, de sa lumière, de son architecture et de son espace.

 

La Tour Lanterne vous attire en hauteur, votre imagination s’élève. Le coffrage du béton laisse ses marques sur les colonnes, qui semblent issues du bois.

Autour de vous, tout est matière organique et les objets s’animent.

10 réflexions au sujet de “5. L’église Saint Joseph”

  1. Je lève la tête et je tourne, je tourne, je tourne. Tel un manège dans une fête foraine. Odeur de barbapapa et poudre de carabine. Je monte dans l’avion et active le levier. J’appuie sur le bouton. Je monte, je descends. Je continue à tourner. Revenant sans cesse à mon point de départ. Queue de Mickey. Je voudrais ne jamais atterrir.

  2. Tour lanterne : j’élève Mon regard.
    Ciel étoilé de la nuit.
    Dôme lunaire rosâtre.
    Le silence nous entoure.
    L’autel de marbre blanchâtre attend le sacrifice .
    La Croix de fer domine discrètement mais avec majesté.
    Je reviendrai contempler cette nuit colorée qui me fait prier.

  3. Tour lanterne : j’élève Mon regard.
    Ciel étoilé de la nuit.
    Dôme lunaire rosâtre.
    Le silence nous entoure.
    L’autel de marbre blanchâtre attend le sacrifice .
    La Croix de fer domine discrètement mais avec majesté.
    Je reviendrai contempler cette nuit colorée qui me fait prier..

  4. Épigène avait grand froid. Il s’était dirigé vers cet arbre millénaire qui, on lui avait raconté lorsqu’il n’était encore que tout petit vermisseau, accueillait tous les êtres dans le besoin en leur offrant chaleur et réconfort. L’arbre montait si haut que l’on en voyait pas la cime. Toutes les espèces du jardin se trouvaient ici, dans le tronc creux et battant de ce vieux charme qui semblait tenir le monde entier entre ses racines. Les grillons et les sauterelles formaient un chœur qui accueillait tous les nouveaux venus, leur rappelant qu’ici la paix régnait depuis toujours et à jamais. Épigène laissa passer une queue leu-leu de fourmis rouges martelant en rythme leurs petites pattes contre le bois ne sachant pas où elles allaient, il fût bousculé par un jeune scolopendre qui ne semblait pas encore capable de maîtriser les ondulations de son corps et fût hypnotisé par les valses aériennes que s’amusaient à danser les coccinelles et les abeilles. Le foisonnement de toutes ces couleurs et de tous ces bruits lui tournait la tête, lui qui n’avait connu que le calme du buisson familial. Des gouttes de sève aux reflets ambrés perlaient des parois et glissaient lentement jusqu’à arriver dans de petites auges en laiton forgé où des scarabées venaient étancher leur soif. Tout semblait vivant et paisible à la fois.

  5. Quand je suis dans tes murs épais je me sens protégée. Il y a peu, quand je suis entrée pour rejoindre ta nef, dehors la tempête faisait rage.
    D ‘abord abasourdie puis un peu réchauffée, en levant les yeux j’ai vu ce tourbillon de jaunes, d’orangés, de rouges qui miroitaient.
    Cette beauté chaleureuse m’a donné le courage, après une brève pause, d’aller à nouveau affronter les frimas de l’hiver.

  6. Les lumières la traverseent de part en part, les reflets prolongent l’illumination et dansent sur les murs, la hauteur me fait perdre la tête. Rarement je me suis sentie aussi petite, aussi insignifiante, j’aimerai pouvoir aller aussi haut, toucher ces vitraux pour en appréhender la force, monter tout en haut pour comprendre cette domination, sentir sa puissance et apprécier mon insignifiance.

  7. Comment suis-je arrivé ici, tout a l’air si petit vu d’ici.
    Une douce musique s’élève dans la tour lanterne, et pourtant je suis seul en ces lieux. Les statues prennent vie, la multitude de couleurs peint un magnifique tableau, je me sens voler, je me sens libre, comme rarement je l’ai été.
    Cela n’aura duré qu’une fraction de secondes, mais je jurerais avoir volé, m’être élevé jusqu’au sommet de cette tour, à des hauteurs où j’étais rarement allé, un grand voyage spirutuel en ce lieu que j’ai toujours connu .

  8. C’est un amer pour les marins venus du large. Pour les terriens que nous sommes, c’est un repère, un refuge. Dans son antre c’est le calme après la tempête, la ressource, le silence, l’apaisement. Un lieu où prendre le temps, et élever son esprit.

  9. Froid béton chaude lumière et l’autel lourd de tant de discrétion. Premier contact farouche entre l’organique et l’inanimé. Je suis figé alors que la lumière danse autour de moi dans ce puits de lumière. Je sens que je ne suis plus tout à fait là, que ce « là » est sans substance malgré sa masse et que je me rêve lumière.

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