3. Le bout du monde

En cheminant jusqu’au bout du monde, prenez le temps de laisser vagabonder vos pensées quel que soit le temps. Laissez vous imprégner de l’air marin, et écoutez la mer qui fait rouler les galets.

 

Votre texte ressemblera à un monologue intérieur : il devra être écrit à la 1ère personne du singulier et faire écho au texte précédent, en reprenant une des idées de la personne qui a écrit juste avant vous.

8 réflexions au sujet de “3. Le bout du monde”

  1. Les traces de mes pas dans la neige, le fracas nocturne des vagues qui viennent heurter le rivage et le froid glacial qui paralyse mes doigts alors que je m’échine péniblement à poser le premier jalon…

  2. S’il n’y avait que le vent encore j’aurais trouvé les mots, mais le froid si tenace m’engourdi. En cela il se ligue à la mer, me berce mais, faut-il pour autant… dormir?

  3. La berceuse du ressac a raison de moi. Chaudement emmitouflée dans mon gros manteau, je me sens prête pour un petit somme au pied de la statue. Elle pointe l’horizon, m’encourageant à prendre le large. Un départ qui ne sera qu’onirique aujourd’hui, mais peut-être demain, qui sait…

  4. Je suis réveillée par le froid du petit matin et à ma grande stupeur la petite fille n’est plus sur les épaules de son père. Ai-je des hallucinations ? La statue s’est-elle animée ?

  5. La petite fille que j’ai croisé sur la route semblait bien seule et égarée. Elle était blanche et écoutait le bruit des vagues s’écrasant sur les rochers. Elle écoutait ce bruit que je n’écoute plus, il berce mes jours depuis bien longtemps alors je n’y fais plus attention. Mais elle, cette petite fille semblait le comprendre comme si elle conversait avec. Alors maintenant, je prends le temps de l’écouter et un jour peut être moi aussi je le comprendrai

  6. Le bruit de ces vagues semble se faire de plus en plus fort, la mer s’agite, une tempête se prépare.
    Peut-être la petite fille l’avait elle senti arriver. Je dois me dépêcher de rentrer, déjà la mer se déchaîne contre les rochers, l’eau s’écrase contre les parois, et vient me tremper de la tête au pied.

  7. Ça me fait penser à papa quand j’étais petite et qu’il me portait sur ses épaules. A la falaise que nous avons du gravir, pris au dépourvu par la mer de ne pas avoir regardé les horaires de marées; à faire attention à ne pas mettre la main sur les anémones qui piquent et à ne pas glisser sur la roche encore humide des dernières vagues. Aux châteaux éphémères aux douves en coquillages et drapeaux de plumes chapardées. Aux crevettes qui passaient entre les mailles trop larges de mon épuisette. A ses mains frottant trop fort mes pieds nus pleins de sable avant de remonter en voiture. Aux étoiles de mer prélevées que je laissais mourir dans un bol d’eau salée à la maison. Aux cartes postales envoyées à Papi et Mamie. Ah oui, tiens, c’est pas une mauvaise idée une carte postale, je crois qu’il me reste des timbres dans le portefeuille.

  8. Je n’arrive plus à progresser. Le froid m’envahit. Le vent souffle en rafale, les accalmies sont brèves. Les galets ne roulent plus ils se heurtent, s’entrechoquent. Les pétrels et les fous trouvent refuge sur la côte. A tout moment je crains d’être emporté par une déferlante. Je sombre.
    A mon réveil, un ange, petite fille, veille. Echoué sur la plage, au pied d’un géant blanc scrutant l’horizon, mes pensées vont par delà les océans.

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